
DESCRIPTION :
Les asclépiades regroupent plusieurs espèces de plantes dont la hauteur varie entre 20 et 180 centimètres (0,5 pied à 6 pieds). Les fleurs offrent une palette de couleurs qui va du blanc éclatant ou verdâtre au rose pâle et magenta foncé.
Certaines variétés partagent les caractéristiques des asclépiades du Canada. À la fin du printemps ou en été, elles forment de grosses grappes de fleurs rondes ou plates. Leurs pétales se replient sur la tige et le centre de la fleur comprend cinq parties en forme de cornet dans lequel se trouve une « corne » protubérante ainsi que le nectar de la plante. Leurs feuilles et tiges excrètent habituellement une sève laiteuse.
Quand elles sont mûres, les cosses des graines d’asclépiade sont allongées et, une fois durcies, elles se fendillent sur le côté pour révéler de nombreuses graines brunes attachées à de minces fibres soyeuses blanches qui se gonflent et s’envolent au vent emportant avec elles les graines.
Bon nombre de ces espèces ont d’épaisses feuilles ovales disposées en paires opposées le long de la tige. Cependant, certaines ont des feuilles un peu plus étroites ou même très étroites fixées en alternance ou en spirale sur la tige. Elles sont souvent plus ou moins pointues aux deux extrémités.
Vous trouverez ci-dessous une liste de toutes les espèces d’asclépiades que l’on retrouve au Canada.
GALERIE DE PHOTOS :
Veuillez noter que l’identification des espèces apparaissant dans ces photos prises par les membres du Club de photographie de la FCF n’a pas été vérifiée.
RÉPARTITION :
On retrouve des asclépiades dans toutes les provinces canadiennes bien qu’elles soient plutôt rares à Terre-Neuve et au Labrador. Elles ne poussent pas à l’état sauvage dans les régions du nord, y compris les territoires.
HABITAT :
Les asclépiades poussent dans divers milieux naturels, des champs et forêts aux rivages. Veuillez consulter la liste ci-dessous qui décrit les espèces canadiennes et leurs habitats préférés.
COMPORTEMENT :
Pollinisation
Les fleurs d’asclépiade sont très complexes. Les organes mâle et femelle sont au centre de la fleur. L’asclépiade diffère de la fleur typique dont les grains de pollen jaune-orangé sont lâchement fixés aux anthères exposées. L’insecte ne peut avoir accès au pollen de l’asclépiade que si, au moment de boire le nectar, une de ses pattes glisse dans un des espaces étroits entre les parties en forme de cornet. En enlevant sa patte, l’insecte sort une longue pochette remplie de pollen qui se fixe et reste attachée à lui jusqu’à ce qu’elle soit involontairement déposée à l’intérieur d’une fleur différente. Seuls les plus gros insectes peuvent réussir cet exploit, car les plus petits ne peuvent pas toujours se libérer et souvent meurent.
La sève
La sève de l’asclépiade contient des quantités variables de glucosides cardiotoniques, une toxine qui empêche un grand nombre d’animaux de la manger. D’autres espèces animales, comme les monarques, ingurgitent cette substance toxique et deviennent à leur tour non comestibles pour leurs prédateurs.
RÔLES ÉCOSYSTÉMIQUES PRINCIPAUX :

L’asclépiade est la principale source de nourriture des chenilles des monarques qui peuvent absorber les composés amers et toxiques de sa sève. Les chenilles restent porteuses de ces toxines jusqu’à l’âge adulte où leurs prédateurs apprennent rapidement à éviter le goût amer du papillon orange et noir.
Quelques autres insectes se nourrissent des feuilles et rhizomes de l’asclépiade alors que bon nombre d’entre eux boivent le nectar des fleurs. Les oiseaux, notamment les orioles du Nord, se servent des solides fibres des tiges de l’asclépiade de l’année précédente pour bâtir leur nid tandis que d’autres en doublent les parois en se servant des touffes de graines soyeuses.
Usages destinés aux humains
L’asclépiade a aidé les êtres humains à travers les siècles… et encore aujourd’hui! La cosse de soie qui transporte les graines dans le vent « flotte six fois plus que le liège et est cinq fois plus chaude que la laine », selon William Cullina, auteur deGrowing and Propagating Wildflowers of the United States and Canada. Cette flottabilité s’est avérée utile durant la Seconde Guerre mondiale lorsque l’approvisionnement en rembourrage pour les gilets de sauvetage des Alliés a été interrompu et que l’on a recruté des écoliers pour récolter la soie de l’asclépiade pour pallier le manque.
L’asclépiade possède également d’utiles propriétés isolantes. De fait, une entreprise canadienne fabrique des manteaux d’hiver à partir de ses fibres qui sont reconnues pour conserver la chaleur. L’industrie automobile, elle, pourrait un jour employer cette plante comme isolant acoustique dans les voitures et ambulances. À cet égard, le duvet est particulièrement intéressant puisqu’il est léger et nécessiterait moins de carburant que les autres matériaux plus lourds.
La soie de l’asclépiade est aussi réputée pour sa capacité d’absorber l’huile et non l’eau; elle offre donc une façon efficace et naturelle de réagir aux déversements de pétrole. À la suite de cet intérêt accru pour le duvet de l’asclépiade, un grand nombre de fermes ont commencé à cultiver cette plante au Québec.
Depuis toujours, les peuples autochtones utilisent les solides fibres des tiges d’asclépiade pour fabriquer des cordes, notamment des cordes d’arc. De nos jours, les parents et éducateurs se servent des cosses évidées pour créer des bricolages tandis que la tige et la gousse agrémentent les arrangements floraux.
Depuis des siècles, la médecine bénéficie des vertus médicinales de l’asclépiade et s’en sert dans le traitement des infections, des verrues et de bien d’autres affections. C’est peut-être pour cette raison que la plante a été baptisée « Asclepias » en l’honneur du dieu grec de la médecine Asklepios (Asclepius).
Périls auxquels l’espèce est exposée et ce que vous pouvez faire pour l’aider :
Si vous désirez cultiver l’asclépiade, mais craignez que l’espèce que vous avez choisie se propage trop rapidement, sachez que ce ne sont pas toutes les variétés qui sont envahissantes. Si vous décidez de planter une espèce à propagation rapide comme l’asclépiade commune ou la belle asclépiade qui se répand principalement par ses rhizomes, vous pouvez enterrer une barrière (p. ex. une bordure de jardin) d’au moins 15 centimètres de large autour de la plante. Pour les espèces dont les racines ne s’étalent pas aussi vite, vous pourrez supprimer les nouvelles pousses qui sortiront de votre buisson initial. Pour ralentir la propagation des graines d’asclépiade, surtout des espèces dont les graines germent facilement, vous pouvez couper la tête des fleurs une fois qu’elles s’inclinent après la floraison, un signe qu’elles ont été pollinisées et qu’elles se préparent à produire des graines.
Les provinces qui incluent l’asclépiade sur toute liste ou loi officielles au printemps 2018 :
Manitoba
L’asclépiade commune ou la belle asclépiade sont les espèces d’asclépiades qui sont menacées dans cette province, mais la plante a reçu une cote de niveau 3, ce qui représente un faible degré de préoccupation. Si vous faites pousser ces plantes dans un jardin où leur croissance est contrôlée, vous ne devriez pas avoir d’ennuis. Si, toutefois, vous les plantez sur une propriété où elles pourraient se propager et constituer une menace à l’économie, l’environnement ou la santé des personnes, il faudra peut-être en prévenir le ministère de l’Agriculture pour qu’il les supprime.
Nouvelle-Écosse
L’asclépiade commune figure dans la catégorie des mauvaises herbes les plus nuisibles en Nouvelle-Écosse. Elle ne doit donc pas être plantée et devrait être détruite afin d’éviter sa propagation.
PLUS D'INFORMATION SUR CETTE ESPÈCE :
- L’asclépiade commune
- Asclepias incarnata
- Asclépiade tubéreuse
- Belle asclépiade
- Asclépiade verticillée
- Asclépiade à feuilles ovales
- Asclépiade très grande
- Asclépiade laineuse
- Asclépiade de Sullivant
- Asclépiade à fleurs vertes
- Asclépiade pourprée
- Asclépiade de Sullivant
- Asclépiade à quatre feuilles
- Asclépiade panachée
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