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Monarque

NOM SCIENTIFIQUE :

Danaus plexippus

CLASSIFICATION :

Règne: Animalia  Embranchement: Arthropoda  Classe: Insecta  Ordre: Lepidoptera  Famille: Nymphalidae  Genre: Danaus

DESCRIPTION :

Les adultes (c’est-à-dire les papillons) ont une envergure de 9 ou 10 cm environ. Leurs ailes sont orange avec des nervures noires. Les ailes antérieures et postérieures ont une large bordure noire qui renferme une double rangée de taches blanches. La région apicale (extrémité) des ailes antérieures présente des taches orange pâle et blanches. Le dessous des ailes est semblable, mais la couleur orange de l’aile postérieure est plus pâle. Le corps, noir, présente aussi des taches blanches.

À l’éclosion, les chenilles sont vert pâle avec la tête foncée. Au terme de leur développement, elles sont annelées de noir, de blanc et de jaune. Elles possèdent une paire de filaments noirs (de minces appendices charnus ressemblant à des antennes) à la tête et une autre à la queue. La paire la plus longue est celle de la tête.

ESPÈCES SEMBLABLES :

Le vice-roi (Limenitis archippus) est plus petit. Une ligne noire courbe traverse ses ailes postérieures. On a aussi constaté que le vice-roi battait des ailes plus rapidement, en alternance avec un vol plané lors duquel les ailes sont horizontales, tandis que le monarque tient ses ailes à la verticale lorsqu’il plane.

GALERIE DE PHOTOS :

MonarqueMonarqueMonarque
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RÉPARTITION :

D’un bout à l’autre du Canada, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve.

HABITAT :

Forêts claires, champs, prés, marais, bords de routes, jardins.

RÉGIME ALIMENTAIRE :

Les adultes (c’est-à-dire les papillons) se nourrissent du nectar de fleurs ouvertes ou profondes de diverses espèces. Les chenilles se nourrissent pour leur part de l’une ou l’autre des 14 espèces d’asclépiades indigènes du Canada, particulièrement d’asclépiade commune (Asclepia syriaca). Les asclépiades contiennent des toxines (glucosides cardiotoniques) que les oiseaux trouvent dégoûtantes, à l’exception de quelques espèces présentes aux sites mexicains où les monarques passent l’hiver. Ce poison est emmagasiné par les chenilles et conservé au stade adulte des papillons.

COMPORTEMENT :

Les migrations phénoménales des monarques les ont rendus célèbres. Ces papillons passent l’hiver au Mexique ou en Californie. Le trajet peut compter jusqu’à 4000 km.

Le moment du départ vers le sud varie entre la fin d’août et octobre. Les monarques de l’Ouest canadien se rendent en Californie, où ils vivent dans de petits bois de pins, de cyprès et d’eucalyptus. À l’est des Rocheuses, leurs congénères s’envolent pour leur part vers les forêts de sapins sacrés de quelques petites régions humides et fraîches de versants élevés du Mexique. Pendant les mois d’hiver, ils restent habituellement sur les branches des arbres et subsistent à partir des réserves adipeuses constituées à l’automne. À la fin de l’hiver et au début du printemps, ils commencent à se nourrir, à s’accoupler et à voyager vers le nord, la reproduction ayant lieu en route.

À la fin de mai, certains sont de retour au Canada, mais ce sont les rares migrateurs initiaux qui ne sont pas morts et qui ont accompli le voyage aller-retour en entier. Ceux qui les suivront ont vu le jour sur la route migratoire. Les œufs déposés éclosent au bout de quelques jours. Les chenilles se nourrissent et se développent pendant deux semaines, puis forment leur chrysalide (cocon), d’où elles sortent au bout de deux autres semaines sous forme de papillons. Les individus des nouvelles générations se reproduisent eux aussi pendant leur voyage vers le nord et arrivent habituellement au Canada en juin ou juillet.

RÔLES ÉCOSYSTÉMIQUES PRINCIPAUX :

  • Pollinisation (lorsque les monarques se posent sur les fleurs et boivent, du pollen adhère à leurs pattes; de fleur en fleur, ils contribuent ainsi à la pollinisation).

SITUATION :

(information vérifiée le 10 février 2014)

  • COSEPAC : non évaluée
  • NatureServe : N5 (non en péril sur le plan national), G5 (non en péril sur le plan mondial)

N.B. Ces organismes d’évaluation s’efforcent de garder leurs dossiers à jour, mais la désignation ou la modification de la situation d’une espèce peut prendre un certain temps avant de traduire la situation sur le terrain.

Périls auxquels l’espèce est exposée et ce que vous pouvez faire pour l’aider :

Les populations de monarques sont en décroissance en raison de la perte ou de la dégradation de leur habitat occasionnée par le développement résidentiel et commercial, la propagation d’espèces envahissantes, l’utilisation de pesticides, l’enlèvement de sources de nourriture pour les adultes (des sources de nectar) comme pour les chenilles (asclépiades) dans de vastes zones agricoles du Midwest des États-Unis, ainsi que la destruction de sites où ces insectes passent l’hiver. Les jardins dominés par des pelouses et présentant peu d’arbustes et de plantes vivaces sont au cœur de bien des habitudes d’aménagement qui font en sorte que les monarques ont davantage de difficulté à trouver de la nourriture et des plantes hôtes pour leurs chenilles. En outre, en raison de cultivars qui ne produisent plus facilement de nectar et de pollen, les papillons trouvent moins de fleurs riches en nectar, nécessaires à leur subsistance.

Vous pouvez aider les monarques en cultivant une espèce d’asclépiade sur votre terrain, si possible de l’asclépiade commune. Sachez cependant que l’asclépiade commune est considérée comme toxique pour le bétail. Cette espèce végétale figure sur la liste de mauvaises herbes nuisibles de certaines municipalités, mais la reconnaissance croissante de l’importance des asclépiades est peut-être en train d’éloigner l’opinion publique de certaines considérations esthétiques.

Notes :

Special thanks to Jean Lauriault for his help with this species profile. Merci beaucoup à Jean Lauriault pour son aide relative au profil de cette espèce.

RÉFÉRENCES :

The Butterflies of Canada, Layberry, Ross A., Hall, Peter W., Lafontaine, J. Donald. 1998. University of Toronto Press.
Butterflies of Algonquin Provincial Park. Gary W. Otis, 1994. The Friends of Algonquin Park
Kaufman Field guide to Butterflies of North America. Brock, Jim P.; Kaufman, Kenn. 2003. Houghton Mifflin. New York, New York.
Peterson Field Guides – Eastern Butterflies, 1951 (renewed by Alexander B. Klots in 1979), Houghton Mifflin Company
Tracking multi-generational colonization of the breeding grounds by monarch butterflies in eastern North America by D.T. Tyler Flockhard, Leonard I. Wassenaar, Tara G. Martin, Keith A. Hobson, Michael B. Wunder and D. Ryan Norris, published 2013, funded in part by CWF

http://www.butterfliesandmoths.org/
http://www.nhptv.org/natureworks/monarch.htm